Le Blog de Laura

A lire, à entendre, à voir et à déguster

Mat Bastard parle de « Little Armageddon », le nouvel album de Skip The Use,

Polydor, le label de Skip the Use, et Virgin Radio ont organisé une pré-écoute de « Little Armageddon » le nouvel album du groupe qui sortira le 24 février. Quelques privilégiés ont pu découvrir avant tout le monde la teneur de ce nouvel opus.

Mat Bastard (chant) et Yan Stefani (guitare) du groupe Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

Mat Bastard (chant) et Yan Stefani (guitare) du groupe Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

C’est dans l’atmosphère très sérieuse du studio de la Seine que Skip the Use nous a donné rendez-vous.  Pour éviter toute fuite sur Internet avant la sortie officielle de « Little Armageddon » tous les téléphones portables portables sont confisqués et enfermés dans les enveloppes. On ne rigole pas avec le sujet. Après une cinquantaine de minutes d’écoute très attentive, Mat Bastard et Yan Stefani se sont prêtés au jeu des photos et des dédicaces, bien qu’ils s’avouent « très nuls en photo ». Le décor étant composé de deux chaises et une lampe, la séance photo a très vite pris des allures de pub pour un catalogue d’ameublement. Après quoi, les deux membres du groupe ont offert deux titres en live acoustique : « Nameless World » et « The Story of Gods and Men ». Rencontre.

L'album "Little Armageddon" de Skip The Use

L’album « Little Armageddon » de Skip The Use

« Little Armageddon », un album aux multiples facettes

« Little Armageddon » est composé de 15 titres. C’est important de le souligner puisque de nos jours les albums avec autant de titres sont assez rares. Sans surprise, cet album est essentiellement en anglais sauf la chanson « Etre heureux » qui, comme son titre l’indique, est en français. C’est assez surprenant d’entendre Mat Bastard chanter en français, on n’en a pas l’habitude. Sa voix semble sonner différemment que lorsqu’il chante en anglais, tout comme sa prononciation.

Dans « Little Armadeggon » on reconnait bien la patte Skip The Use avec de nombreuses sonorités old school, garage. Cet album est teinté de rock, de reggae, d’électro…ce savant mélange qui a fait le succès du groupe.

Il y aura bien sûr « Nameless World », qui oscille entre reggae pour les couplets et électro pour le refrain, déjà présents sur les ondes depuis un bon moment.

Cet album présentera des titres assez calmes comme « Etre heureux » et des chansons très énergiques comme « Second to None » , « Gone Away » et le refrain de « Hollywood ».  De nombreux y sont abordés : l’amour dans « Wake up » qui clôt l’album, la religion et les hommes dans « The Story of Gods and Men », les enfants dans la chanson qui a donné son nom à l’album, « Little Armageddon ». Le début de cette chanson a des accents de hip-hop, mais ils sont très vite remplacés par de grosses guitares. C’est l’un des meilleurs morceaux de l’album.

Il y a de nombreuses références dans cet album. Johnny Cash est évoqué dans « Lust for you » et « The Wrong Man » rappelle « Walking on the Moon » de Police même si le groupe y voit plutôt un hommage aux Clash (lire l’interview ci-dessous)

Dans le titre « The Taste » on retrouve une chorale d’enfants, comme c’était déjà le cas dans « Ghost », le premier succès du groupe.

C’est pendant l’écoute du très rock  « We Are Bastards » que les fans présents semblaient les plus enthousiastes et convaincus.

Mat Bastard a souligné, ironiquement, à plusieurs reprises pendant l’écoute : « On fait tout le temps les mêmes fins ».

Mat Bastard de Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

Mat Bastard de Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

Yan Stefani de Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

Yan Stefani de Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

 Mat Bastard  parle de « Little Armageddon » (interview) :

Mat Bastard de Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

Mat Bastard de Skip The Use. Photo d’Inès Belgacem.

Sur le nouvel album toutes les chansons sont en anglais sauf une, est-ce une facilité d’écrire en anglais ?

Non, on a fait une chanson en français car on a traité d’un sujet qui était très franco-français. Les autres sujets étant un peu plus universels, on les a faits en anglais. Mais c’est très compliqué d’écrire en anglais parce qu’on est Français.  C’est beaucoup de boulot, il faut prendre des cours. Finalement, c’est beaucoup plus simple d’écrire en français.

Pourquoi alors n’avoir fait qu’une seule chanson en français ?

On utilise plutôt la langue comme un enrobage pour arriver à nos fins. C’était justifié pour « Etre heureux » et ça ne l’était pas pour les autres titres.

Quel est le grand message de l’album ?

On n’est pas trop du genre à faire un concept album avec un grand message. On est plutôt du genre à faire des photos d’une époque et à parler de cette époque-la. C’est une photo de l’année 2012/2013, des choses qui se sont passées et qui nous ont marqué durant cette année. Finalement, il y a plein de messages et le principal c’est la vie

Il y a beaucoup d’inspirations différentes dans cet album. Comment le définirais-tu en 3 mots ?

Skip The Use (rires).

Dans la chanson « The Wrong Man » les premiers mots sont « Call the police ». Est-ce un hommage à The Police, puisqu’il y a un petit peu de reggae dans l’album, tout comme Johnny Cash est cité dans une autre chanson ?

Non, c’est plutôt un hommage aux Clash, mais en même temps Police ça me va très bien aussi. On a essayé de se transposer dans une sorte de sud de Londres dans les années 80 où l’on parle du mec au mauvais endroit au mauvais moment. Et qui  a la tête du mec au mauvais endroit au mauvais moment. C’est un gars, de toute façon, quoi qu’il fasse, il sera pris pour un connard. Ma première phrase c’est : « Appelez la police parce que j’ai envie de faire un tour » dans le sens vous allez voir ma tronche, vous allez flipper alors que je suis un mec cool.

 Le style de l’album c’est plutôt reggae ou rock ? (Ndlr : Mat a répété plusieurs fois :  « C’est un album de reggae » au cours de l’écoute)

C’est parce qu’il y a des gens sur Internet qui ont dit qu’on avait fait un album de reggae. C’était pour me moquer de ça. Je n’aime pas trop dire que c’est un album de reggae, de rock. C’est un album de musique. On est un groupe de rock et on a fait clairement ce qu’on avait envie de faire. On a utilisé tout ce qu’il fallait pour essayer d’arriver à nos objectifs. On ne s’est pas enclavé dans une dénomination ou une sectorisation musicale. On a plutôt essayé d’avoir les yeux ouverts et d’utiliser tout ce qui était possible pour arriver à nos fins.

 Quelle est ta chanson préférée sur l’album ?

On fait un album. Les chansons elles existent les unes par rapport aux autres. C’est un peu compliqué d’avoir une chanson préférée donc je n’en ai pas.

Propos recueillis par Inès Belgacem et Laura Bruneau

Publicités

Un commentaire sur “Mat Bastard parle de « Little Armageddon », le nouvel album de Skip The Use,

  1. Pingback: La Fête du Bruit dans Landerneau 2017 en photos | Le Blog de Laura

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 18 février 2014 par dans Culture, et est taguée , , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :