Le Blog de Laura

A lire, à entendre, à voir et à déguster

Manu Lavin, le fils du blues

« Son(s) of the Blues », le cinquième album du bluesman Manu Lanvin est sorti depuis le 9 juin. Un opus dans lequel il prouve qu’il est le blues incarné, son fils.

 

Manu Lanvin - Son(s) of the Blues

Manu Lanvin – Son(s) of the Blues

Le chanteur et guitariste Manu Lanvin sort déjà son cinquième album « Son(s) of the Blues ». Plutôt méconnu du grand public, Manu Lanvin a pourtant une très belle carrière musicale à son actif dans le blues rock français. C’est grâce à de prestigieuses collaborations, notamment avec le célèbre guitariste Paul Personne, qu’il a su se faire un nom. En 2009, il a traversé l’Atlantique avec le chanteur texan Calvin Russell et depuis il a pu se produire à plusieurs reprises aux Etats-Unis, berceau du blues. « Son(s) of the Blues » est un album enregistré entre Memphis et Paris qui propose un bon blues rageur. Pour cet album, Manu Lanvin a, à nouveau, choisi d’être accompagné par le duo musical Devil Blues composé de Jimmi Montout à la batterie et de Gabriel Barrry à la contrebasse.

 

« Son(s) of the Blues » propose 12 titres dont 9 en anglais et 3 en français.

La première chanson, au titre éponyme, donne d’emblée le ton de l’album : Manu Lanvin est le fils du blues (Son of the blues). Dans ce titre, qui peut évoquer « House of the rising Sun » de the Animals , il se proclame ministre du blues et affirme : « I’m the real son of the blues », « je suis le vrai fils du blues » Les chansons suivantes montrent qu’il a raison. (En réalité, le père de Manu s’appelle Gérard et il est acteur.)

La voix grave et rauque de Manu Lanvin est bien mise en valeur dans cet album. Elle évoque parfois Joe Cocker et même Nino Ferrer dans la manière qu’il a de chanter et d’interpréter ses titres.

Les chansons qui composent « Son(s) of the Blues » son plutôt joyeuses et positives, hormis deux complaintes : « Goin’ down » qui clôture l’opus et « Lorsqu’une femme pleure ». Ce sont d’ailleurs les violons qui donnent toute sa mélancolie à ce titre. Cet album transpire les différentes influences musicales de Manu Lanvin et la variété de la musique qu’il peut composer. Outre les violons, l’harmonica est présent sur quelques chansons, notamment sur « All night long », comme dans tout bon album de blues qui se respecte. Quant aux cuivres, ils viennent en sublimer d’autres ou leur donner parfois une sonorité jazzy, comme « Merci ». De bons riffs de guitares électriques se font entendre sur « Luzern (if you feel like stompin’) » et le rockabilly pointe le bout de son nez sur « Ain’t got time for love ».

On remarquera, la 7ème piste de l’album, « Ain’t gonna be your dawg » dont le titre sonne comme « I wanna be your dog » d’Iggy Pop and The Stooges. Hasard ou coïncidence ? Le texte de la chanson fait également référence à Jimmy Page, le célèbre guitariste de Led Zeppelin.

 

« Son(s) of the Blues » est un bon album de blues, digne des plus grands noms du genre. En écoutant cet album, on est plongé à Nashville dans le Tennessee ou à la Nouvelle-Orléans en Louisiane voire dans le Mississippi, au sud des Etats-Unis, là où est né le blues au 19ème siècle. Avec sa voix grave, Manu Lanvin interprète avec brio cet album qui le mènera encore peut-être en tournée jusqu’au pays de l’oncle Sam.

Chronique réalisée initialement pour Rockurlife.net

Publicités

Un commentaire sur “Manu Lavin, le fils du blues

  1. blackbonnie64
    7 avril 2015

    La classe! je vais le voir à Pau le 17/04!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 24 juin 2014 par dans Culture, et est taguée , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :