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AC/DC en concert au Stade de France : des vieux tubes qui font toujours recette

Le groupe de hard-rock australo-britannique AC/DC est de passage en France pour deux dates qui affichent complet au Stade de France dans le cadre de sa tournée « Rock or Bust World Tour ». Review de leur premier show, le samedi 23 mai.

AC/DC au Stade de France le 23 mai 2015 / crédit Photo : Laura Bruneau

AC/DC au Stade de France le 23 mai 2015 / crédit Photo : Laura Bruneau

Aux abords du Stade de France, la plupart des gens ont une paire de cornes rouges sur la tête et portent des vêtements du groupe. Pas de doute, je suis bien au concert d’AC/DC. Ne les ayant encore jamais vus sur scène, j’avais hâte qu’ils repassent par la France, cinq ans après leur précédent concert dans l’hexagone, et je n’ai pas été déçue.

Bien que leur dernier album en date, « Rock or Bust », également nom de cette tourné, soit sorti en décembre 2014, seulement 4 des 20 titres interprétés hier soir par AC/DC dataient des années 2000.

Comme à leur habitude, les cinq membres du groupe ont fait la part belle aux vieux tubes. C’est d’ailleurs ce que réclame le public, y compris moi. Public qui est majoritairement composé d’hommes, bien qu’il y ait aussi des femmes et des enfants biberonnés à « Highway To Hell » autour de moi.

ACDC au Stade de France dans le cadre de la tournée "Rock or Bust World Tour" / Crédit Photo : Laura Bruneau

ACDC au Stade de France dans le cadre de la tournée « Rock or Bust World Tour » / Crédit Photo : Laura Bruneau

Des anciens tubes que j’ai toujours plaisir à écouter

AC/DC enchaîne ses plus gros tubes : « Back in black » ; « Thunderstruck » et sa fin explosive ; « Hells Bells » et sa cloche géante qui se balance sur scène ; l’endiablé « TNT » qui réveille un stade pourtant pas endormi et les morts des alentours ; « Highway to Hell » en rappel avec du feu et des artifices ; et « For those  about to rock (we salute you) » pour conclure, comme d’habitude, avec des coups de canon.

Anciens tubes que j’ai toujours plaisir à réécouter dans les Hard Rock Café, où les clips d’AC/DC sont régulièrement diffusés, et dans les concerts hommage, la formation australienne étant très souvent reprise par des amateurs.

ACDC interprète "Hells Bells" le 23 mai 2015 au Stade de France / Crédit Photo : Laura Bruneau

ACDC interprète « Hells Bells » le 23 mai 2015 au Stade de France / Crédit Photo : Laura Bruneau

Les musiciens balancent un son et des riffs complètement saturés. Heureusement qu’on est dans un stade à ciel ouvert. Je n’ose imaginer ce que rend un concert d’AC/DC dans une salle fermée, déjà qu’en plein air les bouchons d’oreille sont indispensables mais pas suffisants.

C’est « Sin Ciy », morceau le plus saturé, qui sera le plus rude pour l’ouïe.

Les nouvelles chansons, pourtant peu nombreuses, suscitent bien moins l’intérêt du public. Sauf « Rock’n’roll train », parue en 2008. A croire qu’il y a toujours quelques années entre la sortie d’un nouveau titre et son adoubement par le public.

Angus Young et Brian Jonhson, increvables, parcourent la scène de long en large

Malgré leur âge avancé – les membres d’AC/DC ont entre 58 et 68 ans – les vétérans du hard rock m’ont prouvé qu’ils en avaient encore sous le coude et même peut-être plus que les Rolling Stones, qui ont 10 ans de plus, mais qui restent tout aussi increvables.

Angus Young, guitariste solo d'AC/DC / Crédit Photo : Laura Bruneau

Angus Young, guitariste solo d’AC/DC / Crédit Photo : Laura Bruneau

Après quarante ans de carrière, AC/DC s’accorde juste des pauses un peu plus longues qu’à l’accoutumée, à en croire le mécontentement de l’assistance, entre chaque titre, pour reprendre son souffle.

Vêtu de son traditionnel uniforme d’écolier rouge, Angus Young, parcourt la scène de long en large, enchainant ses célèbres duckwalk et ses mythiques solos de guitare, que le public ovationne.

Ses doigts de fée, toujours aussi agiles, grattent frénétiquement sa Gibson. De là où je suis, je ne vois pas s’il utilise un médiator ou pas, mais je suppose qu’après deux heures de show, il doit avoir bien mal aux doigts.

C’est presque toujours le virtuose de la guitare qui signe l’arrêt de chaque titre, le concluant par un solo de guitare qu’il achève le doigt en l’air.

Brian Johnson, le chanteur d'AC/DC / Crédit Photo : Laura Bruneau

Brian Johnson, le chanteur d’AC/DC, au premier plan  / Crédit Photo : Laura Bruneau

Brian Johnson, le chanteur du groupe, casquette grise vissée sur la tête, quant à lui, il fait retentir sa voix éraillée, haranguant une foule venue assister à une grande messe de hard rock. Il a toujours autant de coffre et sa voix ne semble jamais faiblir. Son rire diabolique résonne dans le Stade de France qui tremble littéralement sous le poids des décibels balancés par AC/DC.

Si c’est aux doigts qu’a mal Young, ça doit être à la gorge que Brian Johnson a mal après un tel show.

Mes tympans s’en souviennent encore

Les deux frontmen, car il y a incontestablement deux leaders dans AC/DC, suent à grosses gouttes. J’ai même envie de leur apporter de l’eau pour ne pas qu’ils ne se déshydratent.

Brian Johnson, Angus Young et Cliff Williams (de droite à gauche) du groupe AC/DC / Crédit Photo : Laura Bruneau

Brian Johnson, Angus Young et Cliff Williams (de droite à gauche) du groupe AC/DC / Crédit Photo : Laura Bruneau

Johnson et Young sont tous les deux mis en avant. Je trouve dommage que les trois autres musiciens du groupe restent en retrait sur scène, derrière les leaders, si charismatiques qu’ils soient, à envoyer, sans fausse note, des rythmes furieux et abrasifs.

D’ailleurs, Angus Young et Brian Johnson arpentent la scène chacun de leur coté, n’affichant que quelques rares moments de complicité qu’on savoure. Ce n’est pas ensemble mais avec le public qu’ils partagent leurs plus grands moments de complicité.

J’ai l’impression que le temps n’a pas d’emprise sur les vétérans d’AC/DC. Année après année, ils changent assez peu, physiquement. Je me demande encore comment ils font car je suis presque trois fois plus jeune qu’eux et je suis épuisée rien qu’à les regarder et les écouter. Alors qu’ils sont infatigables, je repars du concert exténuée par tant de décibels dans les oreilles et le corps. Mes tympans s’en souviennent encore, surtout des coups de canon.

AC/DC interprète "Highway To Hell" lors du rappel du concert du 23 mai 2015 au Stade de France / Crédit Photo : Laura Bruneau

AC/DC interprète « Highway To Hell » lors du rappel du concert du 23 mai 2015 au Stade de France / Crédit Photo : Laura Bruneau

AC/DC, un groupe que tout amateur de musique et de concerts doit avoir vu au moins une fois dans sa vie – pas plus s’il a les oreilles trop sensibles, au risque de perdre l’audition. D’autant que cette tournée est présentée comme une tournée d’adieu…

Chronique réalisée pour Le Plus de L’Obs

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Cette entrée a été publiée le 24 mai 2015 par dans Culture, et est taguée , , , , , , , .
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