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« Miss Peregrine et les enfants particuliers », un nouveau Tim Burton pas très éblouissant

 A peine quatre mois  après la sortie d’ « Alice de l’autre côté du miroir » – dont il était seulement producteur – un succès mitigé en salles et un long métrage assez peu encensé  par la critique, Tim Burton est de retour dans les salles obscures avec « Miss Peregrine et les enfants particuliers » qui sort le 5 octobre. Une adaptation du roman du même nom de Ransom Riggs pas sensationnelle, mais du Tim Burton reconnaissable à trois kilomètres à la ronde qui pourra ravir les inconditionnels du cinéastes…

"Miss Peregrine et les enfants particuliers" de Tim Burton

Il est loin le temps où le réalisateur nous éblouissait et nous émouvait avec des films comme « Edward aux mains d’argent ». Non pas que son tout dernier film « Miss Peregrine et les enfants particuliers » soit mauvais, mais ce n’est pas foufou. On ne se relèverait pas la nuit pour en reprendre une dose. C’est du Tim Burton d’aujourd’hui et plus du Burton d’il y a 20 ans : c’est sympa mais sans plus.

Un film inscrit dans un univers très burtonien…

Pour cette adaptation, Burton a créé un univers qui lui ressemble et reconnaissable dès le premier coup d’œil notamment grâce à la colorimétrie et à l’ambiance si particulière qu’il a su instaurer dans ses films.

Dans « Miss Peregrine et les enfants particuliers » il est évidemment question d’enfants aux attributs si particuliers qu’ils doivent vivre cachés sous la coupe de l’ombrune Miss Peregrine afin que les monstres ne les tuent pas. Miss Peregrine a créé une boucle temporelle pour que leur dernier journée en 1943 se répète sans cesse (un peu comme dans « Un jour sans fin ») afin d’échapper au bombardement de la Seconde Guerre Mondiale qui aurait détruit leur manoir et les aurait tués.

Cette boucle évoque ainsi l’enfance qui ne se termine donc jamais et un univers à la Peter Pan et l’enfance éternelle. Un retour aux sources pour Burton.

Il y a bien évidemment une fête foraine – à la fin du film – et si vous ouvrez bien l’œil c’est dans cette fête que vous entrapercevrez Tim Burton, friand se ses petits moments de figuration.

Le manoir où vivent "Miss Peregrine et les enfants particuliers" dans el film de Tim Burton

Les personnages – surtout les enfants- sont étranges mais attendrissants, comme la plupart des personnages qui prennent vie devant la caméra de Burton. A noter que les jeunes acteurs qui interprètent ces enfants aux pouvoirs étranges sont convaincants dans leurs rôles.

Cet univers évoque aussi Disney – normal Burton a dernièrement adapté « Alice au pays des merveilles » – notamment avec le manoir où vivent Miss Peregrine et les enfants qui pourrait très bien être un château de Disney.

… dont le genre ne se renouvelle pas

On est toujours dans le registre semi-fantastique avec des décors en carton pâte mais surtout des images de synthèse, et des effets spéciaux – essentiellement pour matérialiser les pouvoirs des enfants. Mais il y a aussi quelques notes horrifiques grâce à Enoch – un des enfants – qui créé des poupées quelque peu maléfiques qui nous rappellent ce bon vieux Chucky.

Eva Green, Tim Burton et AsaButterfield sur le tournage de "Miss Peregrine et les enfants particuliers"

Côté esthétisme, les images sont très belles, comme bien souvent lorsque Tim Burton est à la réalisation.

Avec plus de deux heures au compteur, « Miss Peregrine et les enfants particuliers » est un peu trop long. Il traine en longueur surtout que le générique de début annonce Samuel L. Jackson en guest et on met très longtemps à enfin le voir apparaître à l’écran. D’une façon générale, le film est assez long à démarrer puisque les enfants et la Miss, qui donnent pourtant son titre au film, finissent par apparaitre après une bonne demie-heure de film . Un premier constat qui annonce que le film s’étirera en longueur.

Samuel L. Jackson dasn "Miss Peregrine et les enfants particuliers" de Tim Burton

Toutefois, on savoure les quelques clins d’œil glissés ça et là à « Edward aux mains d’argent » : les buissons taillés en forme d’animaux dans le jardin de la maison ;  les lames, outils utilisés en prolongation des mains de plusieurs personnages (notamment Samuel L. Jackson et l’un des jeunes garçons) à différents moments. On remarque aussi l’une des poupées méchantes créées par Enoch qui rappelle étrangement un certain Monsieur Jack.

Même s’il s’agit d’un nouveau film, on a l’impression que Burton ne se renouvelle pas et reste enfermé dans ce qu’il sait faire. Aussi n’est-il pas condamné à ne faire que du Burton ? Une question que posaient Joe Hume et Nico Prat dans le premier numéro de leur magazine dédié  la pop culture  « Le Burger du mois » sur MCM…

Crédit Photos : Twentieth Century Fox France

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Cette entrée a été publiée le 3 octobre 2016 par dans Culture, et est taguée , , , , , , .
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